TÉLÉCHARGER LA SCANDALEUSE DE BERLIN GRATUIT

Lire plus Suivre son activité abonnés Lire ses 4 critiques 5,0 Publiée le 15 décembre Une agréable et superbe comédie que l'on doit au grand maître du genre. Sur le fond d'un Berlin de l'immédiat après-guerre en ruine, Billy Wilder a réussi avec la collaboration de Charles Brackett a mettre en scène un triangle amoureux, ce qui n'est pas sans faire penser à Ninotchka dont les deux hommes ont participé à l'écriture du scénario, mais en complexifiant ses personnages à l'exemple de celui de Marlene Dietrich, nazie et Lire plus Suivre son activité abonnés Lire ses 10 critiques 4,0 Publiée le 12 avril Un film plus amer que doux mais constamment drôle! En , dans Berlin en ruine tournè en dècors naturels, dans les ruines de la ville berlinoise , les occupants amèricains prennent la vie du bon côtè, profitent de petites combines et du marchè noir! Marlène Dietrich, somptueuse, joue les nazies planquèes tandis que Jean Arthur est chargèe de jouer les Candide èffarès, emportant l'adhèsion du spectateur en dèputèe puritaine

Nom:la scandaleuse de berlin
Format:Fichier D’archive
Système d’exploitation:Windows, Mac, Android, iOS
Licence:Usage Personnel Seulement
Taille:9.93 MBytes



Partenariat L'histoire Au lendemain de la guerre, en , une délégation du Congrès américain est envoyée à Berlin pour enquêter sur le moral des troupes américaines.

Phoebe Frost Jean Arthur , représentante républicaine de l'Iowa, est scandalisée par la dépravation morale qu'elle découvre sur place, notamment à propos d'un officier qui protégerait une chanteuse de cabaret, Erika Von Schlütow Marlene Dietrich , soupçonnée d'être une ancienne nazie. Elle demande, pour son enquête, l'aide du capitaine Pringle John Lund , sans se douter qu'il est justement l'officier en question. Ce dernier décide, afin d'éviter des problèmes, de manipuler les sentiments de la jeune femme, qui s'éprend naïvement de lui et en oublie son investigation.

Difficile de qualifier un film aussi singulier, alternant entre les genres, les tons : satire efficace de l'idéalisme américain, comédie légère sur fond de désastre historique, insolite triangle amoureux Un charme unique s'en dégage, mélange complexe de cynisme grinçant, de sensualité enfumée et de candeur déplacée dans l'atmosphère assombrie des ruines de Berlin, hantées par les spectres du nazisme.

La Scandaleuse de Berlin, s'il n'est pas exempt de quelques imperfections, est tout sauf un film négligeable dans la filmographie de Wilder. Wilder et son acolyte scénariste Charles Brackett avaient déjà éreinté l'idéalisme soviétique, quelques années plus tôt, dans l'incontournable Ninotchka d' Ernst Lubitsch. Ils s'en prennent cette fois-ci au moralisme américain, puritain et sentencieux, via le périple d'une sénatrice de l'Iowa, pétrie d'idéaux républicains, dans le désordre berlinois de l'après-guerre.

Une comédie réjouissante dans une atmosphère de fin du monde, seule l'audace subversive de Wilder aurait pu l'oser, et s'en tirer avec finesse. Aucune place, en apparence, n'est accordée au pathétique dans ce qui demeure avant tout une comédie, mais les images historiques d'une ville en ruines, l'avidité démesurée des Berlinois devant un miraculeux gâteau au chocolat et le ridicule des préoccupations civilisatrices de l'occupant américain sont autant de touches acerbes d'une réalité dramatique dont Wilder dresse le constat cynique, violent, en arrière-plan de l'intrigue romantique.

Le seul regard réaliste est celui du colonel, incarné par Millard Mitchell , chargé de rétablir un certain équilibre dans le désordre ambiant et s'amusant des prétentions du Congrès. Prise sous la caméra de Wilder, émigré allemand, la dénazification apparaît comme un processus impossible, vouée à l'échec tant les racines sont profondes, si bien que le film, par-delà la satire, n'est pas exempt d'une certaine amertume.

Néanmoins, la légèreté des péripéties, en contraste grinçant avec la noirceur omniprésente, n'en demeure pas moins réjouissante, typique d'une screwball comedy. Les répliques sont souvent excellentes, parfois moins inspirées. L'évidente tension entre les deux pôles opposés, la sensualité souveraine de Marlene Dietrich et l'innocence niaise de Jean Arthur placent Johnny John Lund au milieu d'une situation problématique.

Il manipule les sentiments de la sénatrice pour l'empêcher de poursuivre son investigation sur Erika Von Schlütow, attisant la jalousie de cette dernière. L'idéalisme politique réduit en miettes, la sénatrice se réfugie dans le romantisme naïf, comme si Wilder suggérait que la puérilité du personnage s'exprime aussi bien politiquement que dans la vie sentimentale.

La voix fluette, les manières candides et le sourire ingénu de Jean Arthur sont autant déplacés, dans les ruines de Berlin, que ses idéaux politiques et la "bien-pensance" américaine. Est-ce l'occasion pour Wilder de mettre à mal une autre forme de niaiserie "américaine", l'aspiration à un bonheur idyllique?

Est-ce une nouvelle démonstration du pessimisme radical d'un cynique incurable? Si l'on s'en tenait à ses conclusions hâtives, comme la critique américaine scandalisée a pu le faire à de nombreuses occasions, on manquerait la subtilité du propos. Certes, Jean Arthur est outrancièrement ridicule, personnage infantile contrastant avec le réalisme violent des sentiments et de l'Histoire. Or, et la conclusion du film le démontre, c'est cette outrance calibrée qui rend le personnage touchant, attendrissant par l'étendue de sa candeur, si déplacée, si anachronique dans un tel contexte qu'elle prend une force insoupçonnée.

L'exemple marquant du film est la timidité rétive avec laquelle Jean Arthur entame une chanson typique de l'Iowa, à la même place où la reine Dietrich chantait plus tôt Black Market.

Balbutiante aux premiers couplets, impressionnée par la foule des soldats réunis, l'entrain de la mélodie niaise et familière l'encourage à prendre de l'assurance et, de par le charme ingénu qu'elle dégage, l'audience est finalement séduite. Il semble rare, dans le cinéma de Wilder, de mettre en valeur l'innocence, cette forme de pureté enfantine, comme pourrait le faire Frank Capra , mais justement, c'est parce que l'ordre cynique règne tout au long du film, détruisant les beaux idéaux américains, ridiculisant les velléités moralisatrices, qu'une candeur irrésistible peut affleurer, échapper à la désillusion et se manifester d'une manière aussi ridicule, et par là même émouvante.

C'est ne rien comprendre aux films de Wilder que d'y voir seulement des satires impitoyables et un goût délictueux pour compromettre les illusions. Bien au contraire, la mise à mal de l'ordre contraignant des conventions libère un tout autre espace pour le film, dans lequel peuvent s'exprimer d'autres sentiments, d'une profondeur et d'une subtilité insoupçonnées, comme si l'émotion, chez Wilder, passait entre les mailles de ce qui est convenu, transgressait évidemment le carcan moral mais perçait également à travers le cynisme instigué par le film.

Il aura fallu maints efforts de la part de Wilder pour la convaincre que le rôle d'une ancienne nazie, qui la rebutait tant, était fait pour elle et à sa mesure. Les références à la vie personnelle de l'actrice ne manquent pas, elle qui incarne la vedette sulfureuse d'un cabaret comme Lola dans L'Ange Bleu, devant un public de militaires qu'elle connaît bien pour avoir suivi les troupes américaines et soutenu l'effort de guerre contre un régime nazi qui désirait tant la consacrer en égérie.

Hypnotisée, la caméra de Wilder est entièrement soumise, assujettie, comme le reste du public, à cette présence souveraine. Hors de ses numéros, l'actrice joue parfaitement de l'ambiguïté du personnage, notamment sur ses sentiments à l'égard de Johnny, à la fois sincères et nécessaires à sa survie. Incarnation de la dépravation morale, elle n'en est pas pour autant complexe, possessive et cruelle, opportuniste mais aussi attachée, malgré tout, à Johnny.

Compromise toute entière, elle n'éprouve que du dédain devant l'innocence de Jean Arthur, une "bonne conscience" qu'elle regarde avec condescendance, se réjouissant à la tourner en ridicule. Magistrale, Marlene Dietrich rend saisissante, sans excès, la corruption profonde du personnage et suscite même, par instants, un regard compatissant devant l'errance d'une femme, par-delà le Bien et le Mal. La Scandaleuse de Berlin laisse, au-delà des rires, une empreinte incomparable.

Loin de se limiter à une simple comédie, la proximité temporelle et physique du film avec l'Histoire confère une toute autre résonance à la représentation que Wilder donne de la vie dans les décombres de Berlin, et des efforts américains pour redresser la situation. Le cynisme des descriptions, épuré de toute empathie, force le rire du spectateur là où la tragédie transparaît, et l'humour cruel suggéré par ces scènes quotidiennes, le désarroi des Berlinois prêts à tout pour une barre chocolatée est volontairement dérangeant, grinçant à l'extrême.

D'autant plus surprenant apparaît donc, dans l'âpre réalisme du film, la légèreté romantique développée par Wilder, certainement imposée par la morale hollywoodienne, mais paradoxalement très efficace par la force du contraste. L'austérité du moralisme évacué, Jean Arthur, sincèrement éprise du capitaine Pringle comme une fillette inexpérimentée, apparaît, dépouillée de ses idéaux, réellement attendrissante, à mille lieues de l'Histoire, créature fluette et fragile qui l'emporte finalement sur sa redoutable rivale.

Peut-on exclure qu'il y ait des rescapés au traitement satirique? Qu'une sincérité affleure, une fois les idéaux mis à mal? Ce n'est pas un cas isolé dans le cinéma de Wilder, qu'une situation, par delà la morale et le jugement, prenne une couleur différente, découvre des sentiments inédits, une autre vérité que celle du convenu. Pour tout cela, et pas uniquement pour Marlene, La Scandaleuse de Berlin est un classique immanquable.

En savoir plus.

TÉLÉCHARGER VLC 2013 GRATUIT CLUBIC

La Scandaleuse de Berlin de Billy Wilder

Linkedin Copier le lien Un avion amène à Berlin en ruines une délégation de membres du Congrès, venue s'assurer de la bonne tenue morale des troupes d'occupation en zone américaine. Elle comporte une seule femme, Phoebe Frost Jean Arthur , députée de l'Iowa, célibataire un peu mûre, mal fagotée et austère. Elle apporte un gâteau d'anniversaire au capitaine John Pringle John Lund de la part d'une fille de l'Iowa, qu'il a oubliée. A la porte de Brandebourg, haut lieu du marché noir, Pringle échange ce gâteau contre un matelas qu'il va porter à sa maîtresse allemande, Erika von Schlütow Marlene Dietrich , logée dans une maison à peu près intacte. Erika était la maîtresse d'un dignitaire nazi en fuite. Pringle l'a protégée de l'épuration. Elle est chanteuse au cabaret interlope, La Lorelei.

TÉLÉCHARGER ANNUAIRE CHORUS PRO

La scandaleuse de Berlin - la critique du film

Tournage[ modifier modifier le code ] En , Billy Wilder est en Europe pour y chercher sa famille il découvre qu'elle a disparu dans les camps , avec également une commande de l'armée américaine, qui veut que Wilder tourne un film sur les camps de la mort nazis, afin d'éviter tout négationnisme dans les années à venir. Billy Wilder réalise Death Mills , qu'il montre à la population allemande, souhaitant son avis à la sortie de la projection. Celle-ci refuse et sort avant la fin du court-métrage. Pendant l'été , Billy Wilder se rend à Berlin avec une équipe de tournage restreinte, pour des prises de vue extérieures de la ville en ruine et en reconstruction après la Seconde Guerre mondiale. Ces images, intégrées au long-métrage, peuvent donner l'impression que le film a été entièrement tourné à Berlin, ce qui n'est pas le cas.

TÉLÉCHARGER DRIVER CONTROLEUR ETHERNET ACER ASPIRE ONE

La Scandaleuse de Berlin

Ils sont accueillis sur le tarmac par une troupe de militaires dirigée par le colonel Plummer Millard Mitchell. Il nous conte, avec drôlerie et malice, une petite histoire ancrée dans la grande. Ses rapports, pleins de sous-entendus avec le capitaine Pringle, sont un véritable régal. Il ne faut pas non plus oublier le colonel Plummer interprété par Millard Mitchell vu dans de nombreux seconds rôles de western , qui, sans oublier son statut hautement politique, va jouer les marieuses! Ce modèle de scénario Billy Wilder, Charles Brackety et Richard L Breen permet au réalisateur de mettre en scène une éblouissante comédie quasi parfaite. Fabrice Prieur aVoir-aLire. Ayez la gentillesse de contacter Frédéric Michel , rédacteur en chef, si certaines photographies ne sont pas ou ne sont plus utilisables, si les crédits doivent être modifiés ou ajoutés.

Similaire