TÉLÉCHARGER KOURSK UN SOUS-MARIN EN EAUX TROUBLES GRATUIT

Copier le lien. Le 12 août , alors qu'il participe à des manoeuvres navales dans la mer de Barents, le Koursk, le plus sophistiqué des sous-marins nucléaires russes, fait naufrage avec ses hommes d'équipage. A l'époque, Jean-Michel Carré est en Russie pour un film de fiction. Au lendemain du drame, quand les amiraux de la flotte du Nord, responsables des manoeuvres, font état d'une collision avec un sous-marin occidental ou d'un tir de torpille, le cinéaste français pense d'abord, comme tout le monde, que l'état-major "a fait une connerie" et "cherche à se couvrir". Le réalisateur se lance alors dans un film pour chercher le fil rouge qui donnera un sens, une cohérence aux éléments contradictoires, aux mensonges.

Nom:koursk un sous-marin en eaux troubles
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La réaction chimique pousse les gaz résultants vers la turbine. Très corrosif, il impose un entretien très régulier des torpilles, avec le changement du réservoir de peroxyde si nécessaire. Selon la version officielle, ce serait une fuite de peroxyde d'hydrogène employé pour amorcer la propulsion des torpilles qui aurait réagi avec le cuivre et le laiton des compartiments torpille, conduisant à une réaction en chaîne.

La cloison étanche qui sépare la salle des torpilles du reste du bâtiment étant ouverte, peut-être pour éviter une surcompression d'air lors du lancement des torpilles mais selon toute vraisemblance plutôt à cause d'une erreur humaine, l'onde de choc se propage aux deux premiers compartiments, tuant probablement sur le coup les sept marins du premier et blessant grièvement les trente-six présents dans le second, où se trouve le poste de commandement.

Au cours des deux minutes qui suivent, le commandant du navire, qui officie dans le troisième compartiment, ne lance pas de signal de détresse. Aucune balise de détresse n'est larguée, alors qu'un dispositif automatique réagit normalement à tout feu ou explosion dans le sous-marin.

Mais un incident survenu l'été précédent dans la Méditerranée, lors duquel un lancement de balise mal évalué avait risqué de dévoiler la position du sous-marin à la flotte américaine, avait amené l'équipage à désarmer ce dispositif.

Le moteur du Koursk est mis à pleine puissance, procédure normale pour faire surface d'urgence, en cas de problème.

Seconde explosion[ modifier modifier le code ] Deux minutes et quinze secondes après le premier choc, une explosion bien plus importante ébranle le Koursk. Les barres commandant les réacteurs restent donc en place. L'agonie de l'équipage[ modifier modifier le code ] Les neuf compartiments du Koursk. Le capitaine-lieutenant Dmitri Kolesnikov un des trois officiers de ce grade ayant survécu prend le commandement. Après le renflouage du Koursk, on retrouvera sur lui un dernier écrit où il avait dressé une liste des survivants.

J'espère qu'au moins que quelqu'un lira ceci. Voici la liste de membres d'équipage des autres sections qui sont maintenant dans la neuvième et qui vont essayer de sortir. Salut à tous, pas besoin d'être désespéré. L'équipe de renflouement ne mettra que quelques minutes pour ouvrir l'écoutille, ce qui invalide cette dernière hypothèse.

On ne sait pas avec exactitude combien de temps les rescapés survivent. Les réacteurs à eau pressurisée s'étant automatiquement éteints, l'alimentation électrique de secours décline rapidement en puissance et l'équipage est plongé dans une obscurité totale et une température proche de zéro degré Celsius.

Les opinions divergent sur la durée de l'agonie des rescapés. Certains commentateurs, notamment du côté russe, se prononcent pour une mort rapide. Sur un sous-marin de classe Oscar II celle du Koursk immobile, des fuites apparaissent sur l'arbre porte-hélice. Ses fuites sont probablement une conséquence des explosions et chocs. D'autres pointent que de nombreuses cartouches d'absorbeur de dioxyde de carbone , qui servent à maintenir une composition chimique viable dans l'air du caisson de sauvegarde, ont été retrouvées utilisées après le renflouage, ce qui tendrait à prouver que les rescapés auraient survécu pendant plusieurs jours.

Mais l'incendie consomma rapidement l'oxygène résiduel, tuant les derniers survivants par asphyxie. Lorsqu'il y arrive, quatre jours plus tard, il ne parvient pas à s'y arrimer. D'après Jean-Michel Carré, quelques heures à peine après le naufrage, un petit submersible de type AS projet et des nageurs d'élite de la marine russe plongent, examinent en secret le Koursk, puis remontent. La Russie accepte les aides britannique et norvégienne , mais seulement le 16 août. Les navires de sauvetage partis de Norvège arrivent sur le lieu du sinistre le 19 août.

Plusieurs tentatives de sauvetage sont lancées, à l'aide d'un mini-submersible britannique, le 20 août. En raison de l'inclinaison du sous-marin, le mini-submersible ne peut se fixer sur les issues de secours du Koursk. Les secours peuvent uniquement constater que le neuvième compartiment du sous-marin, censé servir de compartiment de secours, est complètement inondé.

Les chances de trouver des survivants sont donc nulles, et la mission de sauvetage est interrompue. Vladimir Poutine prend l'initiative de l'opération afin de récupérer les corps des victimes et de déterminer les causes du naufrage. Elle envoie sur place un bateau spécialisé dans ce genre d'opérations, le Giant 4.

Le compartiment avant du sous-marin est d'abord découpé par un filin-scie géant actionné par des robots disposés sur le fond marin de part et d'autre du bâtiment. Les périscopes et les mâts télescopiques sont sciés et retirés du kiosque pour ne pas gêner le remorquage. L'opération se termine le 8 octobre , soit plus d'un an après le naufrage. Le renflouage du Koursk permet d'identifier les corps sauf trois et de procéder aux obsèques, attendues par les familles.

L'équipage est décoré par le gouvernement russe de l' ordre du Courage , et son commandant, Guennadi Liachine, est nommé héros de la Fédération de Russie. Le témoignage manuscrit retrouvé sur le corps de Kolesnikov aide les enquêteurs à déterminer les circonstances de l'accident mais une partie de ce document est gardée secrète. Les causes du naufrage[ modifier modifier le code ] Vladimir Poutine confie l'enquête au procureur Vladimir Oustinov.

Ses conclusions rendues en , basées notamment sur une inspection de quatre mois de l'épave renflouée, avalisent l'hypothèse de l'explosion accidentelle d'une torpille due à une fuite du liquide propulseur. En effet, la torpille mise en cause utilise un carburant liquide qui, mis en contact de l'eau de mer, va produire une énorme quantité de gaz pour entraîner une turbine et les hélices. De multiples négligences ont conduit à ce désastre et des fuites sur ce type de torpille ont été relevées sur d'autres bateaux [5].

Les Américains, les Norvégiens et les Britanniques ont confirmé cette thèse. Explications alternatives[ modifier modifier le code ] Presque immédiatement après l'accident, l'agence de presse tchétchène indépendante Kavkaz-Center annonce que l'explosion serait due à un attentat-suicide d'un islamiste du Daghestan embarqué dans le sous-marin. Cette hypothèse est cependant vite écartée par les autorités russes.

Cependant, une photographie prise sur le quai durant cette période ne montre aucun dégât apparent sur le sous-marin américain, seulement une tonnelle derrière le kiosque destinée à protéger la trappe d'accès de l'équipage des intempéries et prise à tort par le journaliste pour l'emplacement d'une bouée de détresse. Jean-Michel Carré, journaliste, mène une contre-enquête sur cette catastrophe en étudiant des faits qui contredisent la thèse officielle.

Ce documentaire n'apporte cependant que peu de preuves solides, la plupart des éléments étant des interprétations personnelles d'experts qui offrent d'autres interprétations possibles et tout aussi plausibles. Conséquences du naufrage[ modifier modifier le code ] Cet accident a tué les cent dix-huit membres de l'équipage. Les torpilles Tolstouchka type , utilisées par la marine russe depuis , ont été stockées à terre après cet accident. L' inflammabilité du liquide propulseur est jugée trop dangereuse.

De plus, ce liquide est hautement corrosif. Il convient donc de changer régulièrement tous les réservoirs le contenant, ainsi que tous les circuits par lesquels il peut passer. C'est ce qui n'avait probablement pas été fait dans les délais normaux dans le cas de la torpille embarquée sur le Koursk.

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"Koursk", un sous-marin en eaux troubles

La réaction chimique pousse les gaz résultants vers la turbine. Très corrosif, il impose un entretien très régulier des torpilles, avec le changement du réservoir de peroxyde si nécessaire. Selon la version officielle, ce serait une fuite de peroxyde d'hydrogène employé pour amorcer la propulsion des torpilles qui aurait réagi avec le cuivre et le laiton des compartiments torpille, conduisant à une réaction en chaîne. La cloison étanche qui sépare la salle des torpilles du reste du bâtiment étant ouverte, peut-être pour éviter une surcompression d'air lors du lancement des torpilles mais selon toute vraisemblance plutôt à cause d'une erreur humaine, l'onde de choc se propage aux deux premiers compartiments, tuant probablement sur le coup les sept marins du premier et blessant grièvement les trente-six présents dans le second, où se trouve le poste de commandement. Au cours des deux minutes qui suivent, le commandant du navire, qui officie dans le troisième compartiment, ne lance pas de signal de détresse. Aucune balise de détresse n'est larguée, alors qu'un dispositif automatique réagit normalement à tout feu ou explosion dans le sous-marin. Mais un incident survenu l'été précédent dans la Méditerranée, lors duquel un lancement de balise mal évalué avait risqué de dévoiler la position du sous-marin à la flotte américaine, avait amené l'équipage à désarmer ce dispositif.

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